Quels sont les risques liés à l’ambiance lumineuse

Posté le 11 juin 2020 | Dernière mise à jour le 11 juin 2020

Quels sont les risques liés à l’ambiance lumineuse

Les exigences de sécurité et de confort lumineux au travail ont pris une grande importance. Une ambiance lumineuse adaptée au poste de travail permet d’éviter des accidents du travail. Quels peuvent être les risques liés à l’ambiance lumineuse si l’éclairage n’est pas adapté ? Quelles sont les obligations de l’employeur à ce sujet ? Axium vous livre son expertise.

Ambiance lumineuse au travail

Pour travailler correctement et confortablement, les salariés doivent disposer d’une quantité et d’une qualité de lumière adaptée à l’activité professionnelle qu’ils exercent et ceci que la lumière soit naturelle ou artificielle.

Le décret n°83-721, du 2 août 1983, le rappelle : “l’éclairage doit être conçu de manière à éviter toute fatigue visuelle, ainsi que les affections de la vue qui en résultent…. Les locaux de travail doivent disposer d’une lumière naturelle suffisante”

Si tous les secteurs d’activité sont concernés par le confort visuel de leurs salariés, c’est encore plus vrai pour certains emplois qui nécessitent beaucoup de précision, comme par exemple l’orfèvrerie ou l’électronique qui nécessitent des assemblages minutieux. Idem pour les salariés qui travaillent dans l’obscurité (spectacle, photogravure) ou encore ceux qui ont besoin d’un rendu exact de couleurs (contrôles de tissus, papiers ou peinture).

Un mauvais éclairage = danger !

Quels sont les risques liés à l’ambiance lumineuse

Les risques liés à une mauvaise ambiance lumineuse sur le lieu de travail sont multiples. Un éclairage mal adapté, trop faible ou au contraire trop fort, peut entraîner :

  • Des troubles de la vision : baisse de l’acuité visuelle, fatigue visuelle, picotements des yeux, rougeurs oculaires, vision altérée, etc.)
  • De la fatigue : fatigue oculaire, fatigue intellectuelle, douleurs articulaires (liées à une mauvaise posture pour essayer d’adapter la vue), migraines, douleurs cervicales, difficulté à se concentrer)

Tout cela peut entraîner un réel mal-être pour le salarié et peut provoquer des accidents du travail, à cause d’une perception visuelle dégradée. Pour certains secteurs d’activité, il y a également les risques liés au rayonnement, notamment dans le secteur médical, industriel et l’industrie nucléaire.

Une bonne ambiance visuelle permet d’éviter tous ces désagréments et surtout de prévenir les risques d’accidents.

Un bon éclairage, c’est quoi ?

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour un bon éclairage des locaux : une efficacité lumineuse élevée, mais sans éblouissement et un rendu des couleurs corrects.

Il faut veiller :

  • au respect des couleurs minimales d’éclairement
  • au rapport entre le niveau général des lieux et celui de la zone de travail
  • à éviter l’éblouissement, que ce soit par la lumière naturelle ou artificielle, par réflexion des sources de lumière sur des surfaces brillantes
  • à une uniformité de l’éclairage, sans zones d’ombres dans le champ visuel

L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), nous informe que c’est la norme NF EN 12464-1 “Lumière et éclairage sur les lieux de travail”, qui régit la réglementation européenne.

Pour information, la législation française recommande, pour une activité de bureau, un éclairage qui varie entre 200 et 300 lux, 500 lux pour une activité de traitement de données ou pour l’éclairage d’une salle de réunion et 300 lux pour un hall d’accueil.

Comment éviter les risques liés à l’ambiance lumineuse au travail ?

Quels sont les risques liés à l’ambiance lumineuse

La circulaire du 11 avril 1984 nous indique “quil est souhaitable de modifier les niveaux d'éclairement en fonction de certaines conditions rencontrées et notamment des possibilités visuelles des travailleurs. Des mesures peuvent être proposées par le médecin du travail”

En effet, il faut adapter l’éclairage en fonction :

  • de la minutie du travail à réaliser,
  • du contraste entre l'objet ou la forme et le fond

Mais aussi tenir compte :

  • de la vitesse d'exécution du travail demandé
  • du mouvement des objets
  • de l'âge des opérateurs.

Pour cela, l’association française de l’éclairage (AFE) propose un article reprenant les normes d’éclairage, selon le lieu de travail.

L’expert Axium vous conseille

Difficile parfois de s’y retrouver dans toutes ces réglementations. En tant que membre du CSE-SSCT, il y a néanmoins quelques articles du code du travail à retenir :

  • L’article R232-7 qui précise, selon les lieux, l’intensité lumineuse nécessaire par unité de surface
  • L’article R 232-7-1 qui stipule avant tout que “les locaux de travail doivent, autant que possible, disposer d’une lumière naturelle suffisante »
  • Le décret n° 83-722 du 2 août 1983 qui complète le code du travail et fixe les règles relatives à l'éclairage des lieux de travail auxquelles doivent se conformer les maîtres d'ouvrage entreprenant la construction ou l'aménagement de bâtiments destinés à l'exercice d'une activité industrielle, commerciale ou agricole.
  • La lettre circulaire DRT n° 90/11 du 28 juin 1990 relative à l'éclairage naturel et à la vue vers l'extérieur.

Ces articles vous aideront lors d’une inspection, à effectuer une bonne analyse de l’ambiance lumineuse. Retenez aussi que la lumière naturelle est à privilégier si cela est possible bien sûr. Votre expertise doit permettre aux entreprises d’offrir un environnement de travail adéquat à ses collaborateurs, en toute sécurité.

D’autres d’informations concernant la réglementation de l’éclairage artificiel sont disponibles sur notre fiche d’information. N’hésitez pas à la télécharger !

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